Dimanche 1 novembre 2009
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" REGLE POUR LES BAUX DES FERMIERS
Article 7 : Qu'il en soit de même par rapport aux baux passés aux
fermiers qui, forcés, par la crainte d'être évincés, de les prendre à des prix trois ou quatre fois plus hauts que dans leur dernier bail sont contraints, pour y trouver leur compte, de tenir
toujours leurs grains chers s'ils ne sont taxés selon les différentes qualités, principalement le blé et le seigle employés pour la nourriture principale de la classe indigente.
Si elle ne peut en avoir à un prix médiocre, elle s'agite, murmure, s'irrite et capable de s'arrêter aux moyens les plus violents pour s'en procurer, au risque même de sa propre vie, dont elle ne
fait plus aucun cas. Lorsque ses malheurs sont montés à leur comble, ils augmentent tous les jours.
TAXE DU BEURRE, DES OEUFS, DES VOLAILLES
Article 8 : la peine, la misère des gens de la campagne vont
toujours en augmentant par les taxes des droits mis sur les volailles et sur le beurre. Il faut payer 4 sous 3 deniers à l'entrée de la capitale pour une livre de beurre, un autre droit pour les
oeufs, et aujourd'hui pour la volaille on exigera plus, demain peut-être moins, et ensuite beaucoup plus. Jamais on ne sait juste ce qui sera exigé ; c'est ce qui arrête l'industrie de l'habitant
de la campagne, c'est à cause de ses différentes vexations qu'il ne s'y retrouve que très peu de volailles, et c'est ce qui l'empêche d'acheter des vaches qu'il ne peut faire paître que très
difficilement, et qui sont saisissables si elles sont trouvées sur la lisière des bois, malgré la vigilance de ceux préposés pour les garder."
Le problème des baux de l'époque concernait plus des relations avec les écclésiastiques. En effet, les baux étaient souvent liés à la personne en l'occurence au curé qui s'il partait, peu importe
la raison, les rendaient caducs.
Cependant, contrairement à ce que laisse à penser l'article 7, Coubron n'était pas ou très peu concerné. En effet, il semble que seul le jardin du curé appartenait au clergé. Plus que le problème
des baux il y a tout lieu de croire que les Coubronnais voulaient une nouvelle fois dénoncer les impositions.
Pour vendre ses produits, un paysan devait s'acquiter de droits d'entrée aux communes notamment sur Paris.
Par FM collection
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